Des Pâques pas comme les autres !

PÂQUES DE L’AN 2000

Pour que l’histoire soit claire, je précise qu’à l’époque je travaillais comme agent d’accueil au centre social de mon quartier. Ce jour là j’étais seule et responsable du centre, donc impossible de m’absenter.
C’était le jeudi qui précédait Pâques et notre pique nique familial. Je fermais le bureau à midi et avais un RDV à 12h30 chez mon dentiste. Par chance, habitant juste à coté du bureau, je peux voir mon fils Sébastien m’attendre devant chez moi dans une voiture qui n’est pas la sienne. Sans en sortir il m’appelle.
M’approchant je peux voir sur son visage des éraflures qui n’augurent rien de bon. Là il m’explique que le fils de son patron l’a accompagné à l’hôpital suite à son accident de la route du matin. Comme il a une entorse de la cheville, il est venu m’emprunter les cannes. Rassurée de l’avoir vu en pas trop mauvais état, je file à mon RDV.

bequilleDe retour à 13h15 chez moi, le téléphone sonne. Ma belle fille Véronique (tante des petits) complètement affolée me parle d’un accident. Je lui dis alors être déjà au courant pour Sébastien, c’est alors en larmes qu’elle me dit qu’il s’agit de mes petits fils ! Pire encore, que Kévin a été emmené par les pompiers dans un état grave puis là-dessus elle doit raccrocher car les gendarmes sont à la porte.
A cet instant précis je me dis que je dois être en plein cauchemar, que 2 accidents le même jour c’est impossible. Puis que sont venus dire les gendarmes ?
Impossible de joindre Véro et je vais devoir aller ouvrir le bureau. Je décide alors d’appeler Angélique, mon autre belle fille, avec mission d’en savoir plus et de me renseigner au plus vite.
Inutile de vous dire dans quel état j’étais au bureau, tremblant à chaque coup de fil. Ce jour là, les jeunes auraient pu tout casser, ça m’était bien égal.
Mais alors que s’était-il passé ? Leur mère travaillant, c’est une amie, qui avait emmené les garçons (8 et 6 ans) chez elle pour les faire manger. A la sortie du parking, une moto leur est entrée dedans, par le flan droit de la BX. Il faisait chaud, les vitres étaient baissées, les garçons n’étaient pas attachés. Kévin se trouvait du coté du choc et s’est pris la moto sur la tête. L’amie est vite sortie voir le motard qui gisait sur le sol, c’est après que Christophe lui ait dit que Kévin dormait, qu’il ne répondait pas, qu’elle s’est rendue compte de la gravité du choc.

accident kevin chris
Sur les lieux, les pompiers refusent d’emmener le gamin tant qu’il n’y aura pas sur place un responsable légal. Tout va aller très vite maintenant. Florence appelle la maman qui ne peut y aller sans véhicule, celle-ci n’arrive pas à joindre le père qui est sur la route entre le travail et la maison. Dès son arrivée, celui-ci fonce sur les lieux, courant tous les risques lui aussi. Il dira plus tard avoir eu la peur de sa vie en voyant son fils d’une pâleur mortelle, ouvrant à peine les yeux pour vomir. Bienvenue au club des parents lui ai-je dit. Il est dans un semi coma et peut enfin être amené au CHU d’Avignon. Jusqu’au lendemain il sera dans le même état.
Il gardera un peu de potage dans le corps 36 h plus tard seulement. Il a pu rentrer chez lui le samedi après midi, soit 48 h après l’accident.

Sébastien râlait d’être bloqué chez lui juste à ce moment là. Cruelle fatalité !

Comment s’est passé le retour à la maison ? Pas très bien pour Christophe le grand frère épargné par l’accident. Il faut préciser ici que peu de temps avant, l’arrière grand-mère était décédée à l’hôpital justement.
Bien entendu, toute la famille s’est retrouvée chez Stéphane, nous étions impatients de recevoir Kévin à son arrivée, sauf Christophe. Ce dernier ne prétendait pas sortir de sa chambre ni descendre voir son frère.
Ayant soupçonné ce qui le tracassait, je suis allée lui parler, après les vains essais de tous les autres. Deux choses le torturaient : l’hôpital synonyme de mort et le fait que lui n’ait pas été blessé comme son frère. Tout le monde ne parlait que du pauvre Kévin, ignorant complètement la souffrance intérieure de Christophe. Tristesse, détresse mais aussi jalousie. Il en voulait aussi beaucoup au motard mais là je l’ai réconforté en disant que celui-ci était aussi gravement blessé et hospitalisé. Triste mais efficace. Christophe était heureux de voir son frère en pleine vie finalement.

Cette année là, notre pique nique s’est fait chez Stéphane, dans le jardin.

6 réflexions au sujet de « Des Pâques pas comme les autres ! »

  1. et bien, ils vous en arrivent des choses (pas droles) dans votre famille ! Quelle peur vous avez du avoir ce jour là !

    mes radios me disent que c’est l’arthrose, mais il y a encore du cartilage (c’est déjà ca !) avec un pincement, mais ca fait mal !!!! j’ai rendez vous chez mon médecin pour la suite des évènements et la marche (si je peux dire!) à suivre !
    bisous

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